Prologue: Dierame

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Prologue: Dierame

Message par Conseil de Lonicia le Mar 15 Déc - 23:00

La douce odeur de la terre humide, de la forêt de chênes fraîchement arrosée, le doux son des feuilles crissantes au contact du vent, et les couleurs de l'automne rougeoyante comme le feu d'une ancienne verdure; la sainte tranquillité de Mère Nature, un paradis semblable à l'Eden, normalement préservé des Hommes, mais vite dérangée par les cliquetis de l'acier et les râles des esprits. Quatre hommes couverts du fer de leur armures et de leur épées, grimpant dans la douleur et la fatigue cette terre d'eau, cette île qui a bien voulu les accueillir après ces mois perdus en haute mer. S'élevant vers le sommet de ce qui semblait être une montagne, à la recherche de quelconque ressource utile.

Nos soldats quittèrent au bout de quelques kilomètres la tranquillité forestière pour un panorama rocailleux offrant une vision d'ensemble de l'île. Le vent y était puissant et la hauteur de ce plateau de roches pourrait donner des frissons à n'importe qui trouverait l'endroit; tomber de cette hauteur vous forcerait à ne fair qu'un avec la terre présente plus bas.
Néanmoins, ce n'est ni la puissante brise ou la hauteur qui aurait pût apeurer ces hommes de guerre mais les restes de ce qui semblait être une petite chapelle rongée par la flore et les années. Le bâtiment avait clairement un intérêt religieu, mais seul les Dieux à qui elle est dédiée connaitront le reste, les Dieux et cette silhouette macabre adossée à l'entrée. Ces restes, aussi rongés que le bâtiment auxquels ils étaient rattachés, pouvait seulement s'apparenter à une masse de chaire noircie, quelques draps écarlates, et une horde de petites libellules dorées qui semblaient s'êtres logés sur cette pauvre chose. Une fois les quelques insectes éloignés grâce au bruit, une silhouette distincte se découvrit, celle d'une femme dont ne restait de son ancienne vie que ses habits de moniale et ses cheveux écarlates qui recouvrait son visage à la manière de rideaux. Elle était là, assise contre les restes d'une porte en bois, voulant protéger ce qui lui restait. Une substance hétérogène, mauve ou violacée au premier abord, recouvrait une majeure partie de la façade du bâtiment, dont le corps. Il s'en dégageait un fort parfum de de maladie, de poison, ou de mort, de ces choses nocives à n'importe quelle forme de vie.

Malgré la réticence due à la certaine morbidité de l'endroit la curiosité ne se fit pas attendre longtemps, la question était surtout de savoir comment libérer l'entrée de ce corps putride sans se salir les mains. Après un "pierre, feuille, ciseaux" plus que hardu il fut décidé que le bleu de l'équipe s'en chargerait. Jaugeant la fragilité globale de la porte et du corps il appuya un grand coup avec sa botte, seules les côtes de la défunte cédèrent à la pression, laissant le pied du soldat se coincer dans sa cage thoracique dans un magnifique son spongieux. Un fou rire de quelques minutes laissa la place à un certain moment de gêne, la botte était comme scellée dans la poitrine du corps, impossible de la retirer malgré tout les efforts fournis, une certaine panique s'installa.

La brise s'arrêta, un léger soupir se fit entendre, le silence  se faisait peusant, un autre soupir, ou un râle, la chose qui était censée être morte, elle bougeait, la peur de ce qui se passait était bien là. Les côtes éclatées bougeaient comme des pinces, dans un éclair le cadavre s'accrocha à l'armure du soldat qui avait osé détruire sa poitrine, un hurlement de peur et de douleur s'en suivit, il mourut dans un sifflement de vapeur, on aurait dit qu'un incendi vivait dans cette chose. Les deux autres soldats s'enfuirent aussi vite qu'ils arrivèrent, et le dernier, maintenant seul, assistait impussant à la scène de son ami exécuté. Nul ne sait ce qui se passa après, mais une force semblable à une gifle de brise le poussa du plateau rocheux, propulsé dans un hurlement distordu, accompagné du sifflement qu'émettait encore les restes de son encien ami, lui laissant encore quelques secondes de répit avant une fin certaine entre le sol et le ciel.


-Alexander?

Ces cris bourdonnent encore dans ma t-...

-Mr. Alexander Asherd!
-Ah...Je...Oui?
-Vous vous êtes "encore" assoupit.

Encore, hein...?

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